Il est distrait pendant sa routine du matin.  Il demande constamment votre attention. Il joue peu seul. Est-ce que les nombreux jouets peuvent nuire à votre enfant ?

Dans une maison, les distractions sont nombreuses : le petit frère qui pleure, les écrans allumés, le téléphone qui sonne, les jouets qui traînent partout… Tout cela comble l’espace mental et l’empêche de se centrer sur sa routine et ses devoirs. Un environnement chargé peut aussi le détourner de ce qui est essentiel pour son développement: le jeu engagé.

Les distractions

En tant qu’adulte, je me rends compte de l’effet de la surcharge visuelle lorsque j’ai quelques articles à acheter. Je me fais une petite liste mentale mais, c’est immanquable, les tablettes bondées des commerces me font « oublier » ce que je veux vraiment et me distraient de ma liste. Mon cerveau est bombardé d’images et garder le focus sur ce qui m’intéresse me demande un effort incroyable. Mes capacités de concentration semblent défectueuses et je n’ai plus accès à ce que je viens vraiment chercher. Terminer mes achats sans rien oublier est un défi et je réalise à quel point l’espace physique peut encombrer mes pensées.

Aucun jouet ne l’intéresse.

L’enfant est en développement ; ses capacités sont donc en construction.  Il pourra se concentrer de plus en plus en grandissant et aura plus facilement accès à ses pensées.  La majorité de ses “nouvelles” capacités s’acquièrent par le jeu libre.  Toutefois, trop de stimuli démotivent l’enfant et nuisent à l’émergence du jeu libre.  Cela se manifeste par différents comportements :

Il passe d’un jouet à l’autre, en butinant sans grand intérêt.

Il ne joue pas seul.

Il cherche à être diverti par les écrans.

Il est distrait pendant ses devoirs et sa routine.

 

Tout simplement…

Plus l’environnement sera purifié, moins son attention sera fractionnée.   En diminuant le nombre de jouets que l’enfant voit, celui-ci retrouve la possibilité de créer son monde, d’utiliser sa créativité et d’intégrer son vécu. Il peut alors anticiper ses actions, trouver des solutions à ses problèmes, collaborer avec sa fratrie et retrouver le plaisir de jouer pendant des heures… et entraîner ses capacités d’attention.  En éliminant l’excès, le milieu de vie devient plus calme, plus harmonieux.

 

Viser moins…

Réduire les stimuli visuels et sonores est un premier pas important pour offrir  un milieu de vie sain et adapté aux petits. C’est une manière réaliste et concrète de libérer l’espace physique et mental.  Le sentiment d’être submergé peut être réduit par des actions simples et positives:

  • Recouvrir les bacs à jouets d’un voile.
  • Utiliser des paniers sur les tablettes.
  • Réduire le nombre de cadres sur les murs.
  • Cacher les appareils électroniques dans les tiroirs.
  • Enlever les piles des jouets qui clignotent ou qui sont bruyants.
  • Éteindre les écrans lorsqu’ils ne sont pas utilisés.
  • Libérer les comptoirs, les commodes et les planchers.
  • Diminuer la quantité de jouets en donnant ceux qui ne sont pas utilisés régulièrement.

Un foyer plus paisible.

En se libérant des jouets qui ne rentrent plus dans le coffre, de ceux qui sont brisés, délaissés ou bruyants, les enfants ont davantage d’espace pour bouger et pour créer.  Lorsque les comptoirs, les murs et les planchers sont moins chargés, c’est toute la maison qui devient plus paisible pour les sens. L’enfant aura accès à ses propres ressources. Il se mettra à se confier à vous (hey, tu sais quoi maman, l’enseignante a dit que…). Il sera davantage intéressé par ses propres jouets. Il pourra aussi porter son attention à la bonne place, au bon moment.

Vous verrez aussi qu’une maison désencombrée allège le rangement, facilite l’écoute des consignes, la routine et les devoirs tout en favorisant le calme intérieur !

Véronique Leblanc. Coach familial, coach TDAH, conférencière, enseignante et passionnée par l’enfance, elle est une mère engagée envers le respect des besoins des enfants. Elle encourage un mode de vie sain en famille en informant et conscientisant sur les jouets, les écrans, le rythme de vie et la parentalité positive.

Êtes-vous satisfaits de votre quotidien ?